"BLESSURES" 31/08/25 (100 exemplaires)
Chaque blessure laisse une trace. Ce t-shirt en est la mémoire. Au dos, une blessure sérigraphié surgit sous un pansement cousu à la main, scratchable, comme une couverture partielle de ce qui ne se dit pas toujours. Le pansement n’est pas là pour réparer. Il est là pour exposer, doucement, ce que tu veux bien montrer.
Je trace, je coupe, je recommence.
C’est toujours la même danse, peu importe le projet : un pixel, une rime, ou un pansement qu’on fixe dans le dos d’un t-shirt.
Le drop Blessure est né comme ça, dans un moment de chaos et de lucidité.
Une envie de matérialiser ce qui fait mal, mais aussi ce qui soigne.
Le scratch du pansement, ce petit bruit sec, c’est presque un rappel : tu peux rouvrir, refermer, rouvrir encore.
À l’arrière du pansement, il y avait un numéro.
Une boîte vocale, un espace suspendu entre vous et moi.
Ils pouvaient y déposer leurs blessures, les dire à voix basse,
laisser leurs fissures résonner dans un lieu où personne ne juge.
C’était un pansement pour le tissu,
et une échappée pour ceux qui le portaient.
Un endroit discret où les douleurs trouvent enfin
quelqu’un pour les écouter.
"Portes" 31/01/25 (50 exemplaires)
Chaque pull portait une porte, sérigraphiée à la main dans le dos.
Mais sous celle-ci, se cachait autre chose : une image, un fragment, une émotion. Une sous-couche imprimée, invisible à première vue, offerte à ceux qui osaient gratter la surface. Aucun pull n’était identique. Chaque pièce était un passage, chaque ouverture un risque.
Les nuits étaient longues, noires d’encre et pleines de fils.
Sérigraphier, sécher, recommencer. Coudre, poser chaque porte à la main. Rien n’était industriel. Il fallait que les vêtements parlent, qu’ils respirent cette tension entre le visible et le caché. Entre le geste mécanique et l’intention pure.
Derrière chaque visuel dissimulé, un compte Instagram.
Quatre émotions possibles, traduites en images par la graphiste @prune.eau.
Un seul univers t’était révélé, celui qui se cachait derrière ta porte.
Les autres restaient inaccessibles, comme des parts de toi que tu n’as pas encore croisées.
Tu ne choisissais pas la direction, c’était elle qui te choisissait.